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Vins Margaux

Le château Margaux est un vin de renommée internationale et un premier grand cru classé en 1855. On raconte que Ernest Hemingway, qui l'aimait tant, nomma sa fille Margaux en hommage au vin d'exception. Mais ce nom désigne également une appellation d'origine contrôlée qui compte pas moins de 21 crus classés au sein des cinq communes de l'aire d'appellation. Voir plus sur Margaux

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L'appellation Margaux

L'avènement de Margaux date de la Renaissance


C'est au XVIe siècle que commencent à apparaître les bourdieux, propriétés viticoles des grandes familles bordelaises, et qui sont les ancêtres des futurs grands châteaux margalais. La technicité et le savoir-faire des ingénieurs hollandais (invention des clapets à marée), alliés à l'assainissement des sols réalisé sous le règne de Henri IV, permettent l'implantation des vignes sur des croupes graveleuses. Vers 1760, la plupart des crus de Margaux sont implantés, et la carte de Belleyme, qui indique les emplacements des vignobles de l'époque, est quasiment identique aux cartographies plus récentes de la région.

Les vins de Margaux comptent 21 crus au sein du classement de 1855, ainsi que deux crus bourgeois exceptionnels et huit crus bourgeois supérieurs au sein du classement des crus bourgeois du Médoc de 1932. C'est en 1923 que le tribunal civil de Bordeaux rend un jugement destiné à fixer les contours de la future appellation : Margaux, Cantenac, Soussans, Arsac et Labarde sont les cinq communes qui la délimitent. L'appellation d'origine contrôlée Margaux est définie par le décret du 29 octobre 1955.

Margaux est l'une des appellation les plus prestigieuses de Bordeaux


L'AOC est établie sur des croupes de graves remarquables, probablement les plus belles du Bordelais. C'est grâce à cet environnement optimal que les Margaux sont capables de développer une telle finesse aromatique et un potentiel de garde aussi important. Située au sud du Médoc, elle s'étend sur 1.400 ha et produit environ 63.000 hl de vin rouge par an. S'y ajoute la petite production de vin blanc du Château Margaux, mais sous l'AOC Bordeaux (Pavillon Blanc).

L’appellation est l'une des plus prestigieuses du Médoc et également une des plus vastes. Elle englobe cinq communes : Arsac, Cantenac, Labarde, Margaux et Soussans. Des dépôts quaternaires de la Garonne, composés de graviers (graves dragées), et des galets enrobés de sable plus ou moins argileux, sont déposés sur un sol calcaire. Des croupes et terrasses sont organisées en étages à des hauteurs qui varient entre 6 et 33 m. Une composition à base de cabernet-sauvignon (75 %), de merlot (20 %), de cabernet franc (2 %) et de petit verdot (3 %) produit des vins raffinés, à la bouche harmonieuse et ample, portée par une trame de tanins délicats. La finale est tout en élégance. Le Margaux est un vin avec un fort potentiel de conservation qui évolue tout au long de son existence.

Les Margaux se caractérisent par une élégance inégalée


Le cabernet-sauvignon, qui définit la structure et le bouquet des Margaux, permet un potentiel de conservation important. Après élevage, les tanins sont élégants et fins, avec une longueur en bouche qui met en valeur des parfums d'épices et de torréfaction.

La robe, comme c'est le cas pour de nombreux vins de la région, se distingue par des teintes entre le rubis et le grenat, pouvant tirer sur le pourpre. L'élégance est le maître-mot de ces vins de Bordeaux exceptionnels.

Le bouquet est complexe, les fruits se mêlent aux épices pour une invitation au voyage. Cerise et groseille sont accompagnées de notes d'épices, de cannelle, de torréfaction. Et parfois, avec la maturité, des notes de sous-bois, de champignons, de clous de girofle peuvent apparaître. Les tanins, quoique bien présents, sont fondants, ronds et suaves.

La finale, persistante, prolonge ces sensations de richesse, d'élégance et de finesse. Les Margaux peuvent être mariés aussi bien avec de la viande rouge, blanche, que des fromages... Mais ils se révèlent tout particulièrement lorsqu'ils accompagnent des gibiers ou une entrecôte à la Bordelaise, spécialité de la région.

Margaux comptabilise bon nombre de crus classés


Si l'appellation compte vingt-et-un châteaux, elle dénombre un grand nombre de crus classés en 1855. Margaux et Cantenac, notamment, en comptent neuf chacun.

Château Margaux

Le château Margaux est un domaine viticole réputé de 262 hectares dans le Médoc. Il a été classé premier grand cru lors du classement de 1855. Les premiers écrits qui attestent de son existence sous le nom Château de la Mothe Margaux datent du XIIIe siècle. Le domaine est classé monument historique depuis 1946. Les chais de 100 mètres de long et de 23 mètres de largeur sont recouverts d'une charpente de chêne soutenue par des colonnes doriques. À l'heure actuelle Corinne Mentzelopoulos dirige le domaine avec l'aide de l'œnologue Philippe Bascaules. Le chai abrite un laboratoire de recherche à la pointe de la technologie, pour une alliance entre tradition et modernité, afin de perpétrer la grandeur de ce cru unique.

Château Brane-Cantenac

Le château de Brane Cantenac, est réputé pour son terroir exceptionnel, le plateau de Brane, qui est à l'origine de ses particularités aromatiques originales. Il est classé 2e grand cru de l'AOC Margaux au classement de 1855. Situé à Cantenac, le domaine fait environ 75 hectares. En 1992, Lucien Lurton à la tête de onze châteaux et six crus classés, cède l'ensemble de ses propriétés à ses enfants. C'est Henri Lurton qui prend la tête du vignoble. Œnologue de profession, avec une connaissance du terroir et un goût pour la recherche et la technologie, il continue à produire les vins d'exception qui font la réputation du domaine.

Château Durfort-Vivens

Le nom de ce domaine, 2e grand cru classé au classement de 1855, est dû à Thomas de Durfort qui devient seigneur de Margaux en 1450. En 1824, le vicomte Robert Labat de Vivens, ami de Montesquieu, et célèbre pour ses travaux de recherche, devient propriétaire du domaine Durfort, auquel il accole désormais son nom. Après des études en école de commerce, Gonzague Lurton se voit confier la propriété en 1992 par son père Lucien Lurton. Il tient à privilégier les méthodes de vinification traditionnelles. Pour une grande partie de ses cuvées, le domaine utilise la vinification sous-bois en cuves de chêne. Une partie de l'exploitation a été convertie en biodynamie avec succès.