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Les suggestions de l'équipe Twil dans l'appellation Côte-Rôtie

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L'appellation Côte-Rôtie

L’AOC Côte Rôtie est située à une petite quarantaine de kilomètres au sud de Lyon, sur la rive droite de la vallée du Rhône. Ce cru est le plus septentrional des crus des côtes du Rhône. Célèbre pour ses terrasses escarpées, la Syrah domine. Les vins rouges qui en sont issus sont fins, élégants et de grande garde.

Côtes-Rôties: Le plus ancien vignoble de la vallée du Rhône


L’histoire commence au 2e siècle ap JC, avec le peuple des Allobroges. Suite à leur romanisation, ils sont autorisés à planter de la vigne dans la région du Rhône. Ils vont produire « Allobrogica », boisson dont le nom est aussi celui du cépage. Des études génétiques ont permis de démontrer un lien de parenté entre ce cépage et la Syrah.

Les premiers écrits sur le vignoble de la Côte Rôtie et d’Ampuis datent du 6e siècle, ce qui en fait les plus vieilles preuves de l’existence d’un vignoble dans cette région.

Au Moyen Âge, la remontée du Rhône et de la Saône pour la commercialisation des vins est difficile due aux taxes appliquées aux villes frontières du Royaume de France.

Au XVIIe siècle, la découverte d’un itinéraire de navigation en partant de la Loire pour arriver à Paris, est une révélation pour la commercialisation des vins de la rive droite de la vallée du Rhône. Ils vont acquérir une réputation indéniable qui leur vaudra d’être dégusté en Angleterre, en Russie ou encore en Prusse.

Comme tout le vignoble mondial, il n’échappe pas à la crise phylloxérique, à la fin du XIXe siècle. Suite à cette crise, les difficultés n’en sont qu’à leurs débuts. La Première Guerre mondiale et l’industrialisation de la vallée du Rhône vont raréfier la main d’oeuvre, pourtant indispensable à l’entretien et la reconstruction du vignoble des Côtes Rôties. Ces événements ont bien failli conduire à la disparition du vignoble. Il faut attendre 1960, pour voir renaître le vignoble de Côte Rôtie et 2010 pour que la surface pré phylloxérique soit de nouveau entièrement exploitée.

En 1940, la reconnaissance de l’AOC Côte Rôtie par l’INAO et l’agrandissement de son aire d’appellation en 1960 sont des éléments de reconnaissances de la qualité des vins. Ils ont aujourd’hui une réputation internationale qui laisse rêveur tout amateur de vins. Depuis 1928, le rendez-vous annuel et incontournable des vins de Côtes Rôties a lieu au marché des vins d’Ampuis.

Côtes-Rôties: Un seul climat, deux terroirs


L’appellation Côte Rôtie est située sur la rive droite de la vallée du Rhône. Cru le plus septentrionale des côtes du Rhône, il s’étend sur trois communes que sont Ampuis, Saint-Cyr-sur-Rhône et Tupin-Semons. La superficie de production de l’AOC est de 319 ha avec 73 lieux-dits classés. Ce vignoble est planté entre 180 et 235 m d’altitude, sur des terrasses escarpées qui lui vaut le surnom des « Jardins perchés des côtes du Rhône ». La géologie de l’appellation explique sa séparation entre « Côte brune » et « Côte Blonde ».

Au nord de l’appellation, sur la commune de Saint-Cyr-sur-Rhône et le nord de la commune d’Ampuis, la roche-mère est du micaschiste qui par décomposition va donner des sols argileux et pierreux, riche en fer. Ces sols plus stables sont de couleur très sombre et vont ainsi conférer à cette zone le nom de « Côte brune ». Ils vont être aménagés en terrasse autrement dit en « Chaillées ».

Au sud de l’appellation, entre Ampuis et la commune de Tupin-Semons, les sols sont clairs dus à leur composition ce qui leur vaut le nom de « Côte blonde ». La roche-mère est en grande partie du gneiss avec une proportion plus faible de migmatites. Elle donne des sols sableux avec des éléments pierreux. Ils sont souvent recouverts de loess qui sont à l’origine de la recalcification du sol. Le maintien des sols est effectué par des murets en pierre appelé « Cheys ». C’est sur cette partie des Côtes Rôties que sont majoritairement complantés la Syrah et le Viognier. En effet, le cahier des charges autorise une complantation de 20% de Viognier (cépage blanc).

Le climat est « lyonnais » c’est-à-dire que les hivers sont tempérés et les étés sont chauds. Les vents du nord froid et sec imposent aux vignerons de choisir des parcelles à l’abri. Le vent du sud chaud et humide, compense ceux du nord dominant sur cette partie de la vallée du Rhône. Les précipitations annuelles sont de 800 mm/an.

Les qualités organoleptiques d’un vin de Côte Rôtie.


Les vins de cette appellation sont très différents d’un viticulteur à l’autre, d’une parcelle à l’autre et d’un assemblage à l’autre. On retrouve des caractéristiques communes qui leur valent une réputation internationale.

La Syrah apporte une couleur rubis, dense et profonde. Le nez complexe confère des arômes de fruits noirs, de fleur et d’épices comme le poivre et le clou de girofle. Lorsque le Viognier est présent on retrouve des notes de fruits jaunes et de fleurs blanches. Avec le vieillissement, les arômes tertiaires se développent pour donner des notes plus fumées de café, de cacao, de pain grillé et des notes de fruits confits. En bouche, on retrouve cette complexité mais aussi l’intensité aromatique de la Syrah. Les tanins sont soyeux et la bouche présente un côté plus gras lorsque le Viognier est utilisé.

Une Côte Rôtie oui, mais avec quoi l’apprécier ?


L’intensité, l’élégance et la finesse de ces vins conviennent parfaitement à une viande rouge grillées, à du gibier et à des fromages affinés. L’accord avec un carré de chocolat à 70% est surprenant mais c’est un réel délice. Ces grands vins demandent au consommateur un peu de patience avant de pouvoir en apprécier la complexité.

Côtes-Rôties: Les grands millésimes


Sur des terroirs aussi exigeants, il n’est pas tout d’avoir une belle météo et des conditions climatiques exceptionnelles. Il faut de la rigueur, de l’exigence et de la patience. Les millésimes qui se sont révélés exceptionnels pour ce terroir sont 1929, 1961, 1978, 1983, 1989, 1995 et 1999. Plus proches de nous, on peut noter 2009, 2010, 2012, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Côtes-Rôties: À grand terroir, grand domaine

Maison Guigal:

Il est impossible de parler des Côtes Rôties sans parler de la maison Guigal. Domaine incontournable des côtes du Rhône, il possède depuis 1995 le Château d’Ampuis. Maison créée en 1946 par E.Guigal à Ampuis, le domaine est aujourd’hui entre les mains de Philippe Guigal. La démarche est simple, préservée le terroir et l’environnement qui leur permet d’obtenir ces grands vins. Cette maison suscite toutes les convoitises avec sa fameuse trilogie : « La Landonne », « La Mouline » et « La Turque ».

Domaine Pierre Gaillard

Le situé à Malleval fait lui aussi partie des têtes d’affiche des Côtes Rôties. Sur ces trois domaines, il travaille de la façon la plus naturel possible avec un respect de la matière première inéluctable pour obtenir des vins qui reflètent leur terroir. Il vinifie 2 vins de l’AOC Côte Rôtie.

On pourrait citer encore le domaine Georges Vernay, Pierre Jean Villa, Paul Jaboulet Aîné, Gangloff, Clusel-Roch, Stéphane Ogier et tant d’autres.